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Les clefs d’une consommation responsable et équitable

Alors, voilà, j’entends souvent ces phrases que je comprends parfaitement : « manger bio c’est cher » ; « mais si on fait attention, on arrête de vivre » et « les industriels sont de vrai pourris ». Et c’est à ces réflexions habituelles que je souhaite vous répondre aujourd’hui ! Je ne suis pas, c’est certain, là pour vous dire que je fais les choses parfaitement et que vous devez faire exactement ce que je dis. En fait c’est un message qui me tient à cœur et que j’ai vraiment envie de vous le partager. La plupart sont des détails qui semblent évident, mais parfois c’est quand on prend conscience de chose qu’on savait consciemment ou inconsciemment, qu’un élan nouveau nous incite à agir dans un sens. Alors ce sont les éléments qui m’ont aidé à comprendre les choses et à agir comme je le fait que je vais vous partager ici.

 « les industriels sont tous des pourris… »

Ça c’est une phrase que j’ai déjà entendu tant de fois, et je pense en avoir utilisé une variante ou deux plusieurs fois… Puis un jour, on me l’a répété et c’est vrai que j’ai pris conscience, il y a environ six mois (il n’est jamais trop tard parait-il 😊), qu’en tant que consommateur, nous étions tous autant responsables des travers du commerce à grande échelle. Acheter un produit, c’est encourager une entreprise, c’est accepter les méthodes qu’elle utilise (qu’on en soit conscient ou non). Alors là, vous me direz « oui, mais non, on est des millions à consommer ce produit, ma consommation n’y change rien… » ; c’est rejeter la faute sur un groupe, plutôt que d’en assumer pleinement la responsabilité. Et puis attendre un meilleur comportement du groupe entier avant de changer son propre comportement et souvent une idée qui n’amène à aucune prise de responsabilité.

Une consommation Responsable et équitable, c’est justement cela. Prendre conscience, qu’à chaque consommation, nous encourageons une entreprise, sa politique, ses méthodes de travail et ses conséquences sur l’humain (conditions de travail) et sur l’environnement (industrie plus ou moins polluante, déforestation, tests nocifs sur des animaux…) … C’est voir au-delà du petit ou grand objet que l’on achète.

Pour faire face à ça j’ai développé une grille mentale des points essentiels avant l’achat :

  •  Privilégier le « made in France » ou au moins « UE » : moins de transport, moins de pollution, et des emplois en France pour relancer la croissance et la certitude de bonnes conditions de travail, c’est tout bénéf ! Quand l’article viens de loi, favoriser le commerce équitable ;
  • Le choix de la marque : par habitude, j’évite tout ce qui est industriel, mais pour débuter en étant moins drastique, on peu commencer par choisir d’opter pour tel ou tel marques, se renseigner sur l’entreprise et sa politique ;
  • Principalement pour l’alimentaire, quoi que, des fois on peut être étonnés : je compte les emballages, et je tente de faire le choix qui comprend le moins d’emballages possibles, afin de réduire mes déchets (et double avantage : les produits ne sont pas emballés : moins de travail, moins de matière, moins de déchets = moins cher) ;
  • Enfin, j’essai de favoriser le bio, car on n’est pas naïf. On sait bien que le « bio de supermarché » comporte des pesticides. En fait, pour être considéré bio, il y a un palier de pesticides à ne pas franchir. Donc certains bio vont jusqu’à cette limite, d’autres plus étique décident d’en mettre encore moins et d’autre encore mieux pas du tout ! L’avantage, même s’il y en a quand même : moins il y en a et mieux c’est ! Et puis, encore une fois : encourager la production bio, la faire croitre, c’est petit à petit utiliser de moins en moins de pesticide, et avec du temps aller vers un avenir ou la terre va pouvoir régénérer, lentement mais surement ses sols ! Alors oui, le bio d’aujourd’hui n’est peut-être pas toujours parfait, mais si vous permettez l’expression il est « moins pire » et nous emmène vers un avenir meilleur.

Ne serai-ce que faire le choix de toujours respecter au moins un de ces critères le plus souvent possible et déjà une belle avancée

« On ne vit pas pour manger, on mange pour vivre »

Et c’est vrai, que les moments passés à table sont souvent agréables. Mais la vérité, c’est que ce que nous consommons, est la source de notre énergie vitale. Souvent, nous avons tendance, en mangeant à favoriser le plaisir à court terme (bon en bouche) sur le plaisir à long terme (accord entre le produits consommé et nos valeurs, influence sur notre santé…). Ainsi, prendre conscience de cela, m’a aussi aidé à mieux consommer : c’est là que j’ai arrêté les produits animaux, industriels… Et déjà, rien que ça, si vous vouliez de l’économie ? Là ça en est de la pure ! Rien que les produits industriels, même basse qualité, sont plus cher que les aliments bruts. Mais c’est aussi le cas de tout un tas de chips, boissons sucrées, gâteaux… Enfin, je ne vous dis pas de tout arrêter. Mais, de percevoir la quantité d’argent qu’ils représentent sur un budget alimentaire… Alors que côté santé, ilS n’apportent rien… Je ne vous le cache pas, moi c’est en prenant soin de ma santé que j’ai arrêté ces aliments, que j’ai fait des économies et que j’ai ainsi pu consommer des aliments qui me feraient plus de bien : bio, végétal, local…

Et croyez-moi, malgré les aprioris, au final quand on fait le choix de manger ce qui est vraiment bon pour nous, au final le gout suit toujours…

« bio ou vegan, ça coûte cher »

Alors oui, certains produits seront vraiment chers ! Pour d’autre, c’est parfois moins cher qu’en grande surface. Mais là, la solution n’est pas magique : il s’agit d’un choix, d’une priorité ! Choisir que pour vous la priorité, c’est mettre l’argent d’un côté ou d’un autre. Faire ce choix de consommation, généralement relève d’une volonté de bonne santé ou comme dit plus haut de bienveillance envers l’environnements ou la mains d’œuvre qui a produit l’article… Donc c’est accepter de mettre parfois un peu plus pour répondre à des valeurs. C’est simplement une priorité, pour certains un voyage coûte cher, pour d’autres c’est la télé, la voiture, les cosmétiques, des livres qui auraient pu être pris en bibliothèques, des loisirs multiples… Bref c’est une question de choix, de priorité, de valeurs. Nous n’avons pas tous les mêmes moyens, mais nous avons tous le choix de faire d’une chose une priorité ou d’en choisir une autre…

Mais bon, il existe quand même quelques astuces, pour se ruiner le moins possible en respectant ces valeurs ci :

  • Tout d’abord manger moins, ou du moins éviter les produits industriels et/ou gâteaux et autres sera une importante source d’économie pour replacer dans d’autres achats ;
  • Acheter des aliments bruts plutôt que des produits finis coute moins cher : légumes à cuisiner soit même, ça rend un repas plus sein et moins cher, pas besoin de faire compliqué tous les jours ! ;
  • Faire les fins de marché : quand les vendeurs remballent et que tout n’est pas vendu… C’est le moment de récupérer ce qui reste à moindre coût ;
  • Acheter les paniers de légumes abimés : ils sont vendus pour une de pain, et pas besoin de se creuser la tête pour savoir ce qu’on mange ce soir : c’est la surprise du panier de légumes abimés ;
  • Prévoyez vos repas à l’avance, pour le lendemain, la semaine ou même le moins. Plus vous serez organisé, plus vous serez économes, c’est souvent quand on se retrouve à la dernière minute sans rien à manger de prévu qu’on fait le plus de dépenses ;
  • Dernier conseil mais des plus important : faite les courses le ventre plein !!

En fin voilà, ce sont les principales notions qui m’inspirent pour mon mode de consommation. Et même si je ne suis qu’au début de mon parcours. Je n’ai pas encore une consommation dont je sois vraiment fière. Mais je reste persuadée, qu’avoir conscience de ces choses, y penser en consommant et appliquer ne serait-ce qu’au moins une de ces notions à chaque achat est déjà un pas de géant, vers un meilleur monde. Prendre ses responsabilité, ne pas se culpabiliser et être en accord avec ses valeurs. Rien que ça ^^ pas facil tous les jour, mais c’est beau … Je trouve…

Bien à vous,

à bientôt,

Léa

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