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RIP : le devoir d’être libre

Bonjour à tous et bienvenue aux rendez vous du mercredi, jour de Mercure, de grande chaleur et du coin lecture sur le MLshow ! Si j’ai osé vous appâter avec ce titre « p*** à clique » aujourd’hui ce n’était pas pour vous parler d’épitaphe mais bien du RIP qui est un grand sujet du moment … Dont on n’entend absolument pas parler ! C’est le referendum d’initiative partagé (RIP). C’est assez important, c’est un sujet d’actualité et pourtant le gouvernement lui-même ne décide actuellement d’aucune campagne visant à en informer le public qui est pourtant le premier visé et le premier concerné… Alors j’ai choisi d’essayer de résumer un maximum en étant le plus exhaustive possible afin que vous puissiez être informés car c’est notre droit à tous ainsi que de vous confier quelques clés mais à après cela, le choix de l’opinion reste votre mais elle sera motivée par une bonne connaissance du sujet.

Quatre ans plus tard : RIP is not dead, mais quezaco alors ?

Prévu à la constitution depuis sa modification en 2008 et applicable depuis 2015, ce référendum est organisé par le parlement en vue d’une modification de la législation en vigueur qui nous concerne tous ! L’objectif étant donc de demander l’avis aux électeurs sur un sujet en obtenant une participation d’au moins 10% des électeurs pour que celui-ci soit pris en considération. Il ne s’agit pas ici d’un vote « pour ou contre » mais bien d’un soutien : à la manière d’une pétition, on soutien via le lien ( https://www.referendum.interieur.gouv.fr/ ) pour adhérer au projet ou simplement si on ne soutient pas : pas de démarche à réaliser dans ce cas.

 C’est un soutien qui se fait de manière électronique. La durée de vote est de 9 mois. Il s’agit d’un vote consultatif, si les 10% de soutiens sont atteints les assemblées (assemblée nationale et sénat) ont le devoir de se réunir afin de ratifier ou de rejeter la proposition, faute de quoi un référendum devrait être organisé.

ADP : le premier RIP à être mis en place

Même si cette possibilité existe depuis maintenant quatre ans, c’est une grande première. Il n’avait encore jamais été utilisé. La proposition de loi actuelle concerne le maintien des aéroports de Paris en tant qu’’établissement public. Ouvert depuis le 13 Juin 2019, l’objectif étant d’obtenir 4,7 millions de soutiens d’ici mars 2020.


Le vote le devoir démocratique

Sujet controversé et participation variante, le vote est un sujet important pour certain, inutile pour d’autres. Mais il convient d’observer que si son choix est individuel son résultat s’échoue sur tous de la même façon. Dans certains pays le vote n’est qu’une utopie dérisoire et pour d’autres il a fait l’objet de longues batailles pour finir délaissé. Alors le choix reste ouvert entre la participation, l’implication politique qui peut concerner moultes sujets de notre vie citoyenne comme l’éducation, l’environnement, la santé, la fiscalité… Bref quelques soit les idées défendues, il y a toujours des actions à mener avec la conviction, l’envie et la motivation et cela va même au-delà du simple vote ; ou l’autre possibilité étant la longue et non silencieuse complainte de l’insatisfaction sans action…

Des pistes pour un choix entre privatisation ou non des aéroports de Paris

Aujourd’hui les aéroports de paris demeurent de gestion privée à 50,3% ; un grand sujet était de les privatiser. La loi proposée en RIP actuellement va à l’encontre de cette solution et milite pour affirmer son caractère public.

La privatisation est l’action de rendre la propriété et la gestion à un organisme privé, à l’encontre d’une institution publique.

Les pours la loi affirmant le caractère public :

  • L’exemple de l’Angleterre : la gestion étant devenue privée, les vols intérieurs ont diminué car les vols nationaux rapportent moins d’un point de vue économique ;
  • Une structure rentable qui permet de bonnes rentrées d’argent ;
  • Des soucis de sécurité nationale : la gestion des frontières ne pouvant être confiée à une société à but uniquement lucrative privée ;
  • Le souvenir de la privatisation des autoroutes et de la montée des prix aux péages ;

Les contres :

  • Le gouvernement ayant d’autres sujet de préoccupation plus conquérant que la gestion d’un aéroport et de sa galerie marchande ;
  • La vente permettra une rentrée d’argent à hauteur 8 à 10 milliard permettant d’invertir dans l’innovation et d’être un moteur de développement économique.

A vous de jouer,

Bien à vous,

A très vite, Léa

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